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Les origines du thé

Les origines du thé

Aujourd’hui les principaux pays producteurs sont, en pourcentage de la production mondiale, l’Inde (31%), la Chine (24%), Ceylan (10%), le Kenya (10%), l’Indonésie (5%), le Japon (4%), le Bangladesh (3%), la Turquie (3,5%), l’Argentine (1%), l’Iran (1%), le Malawi (1%), Taiwan (1%), le Vietnam (1%)...

La Chine

Historiquement la Chine est le plus ancien pays exportateur de thé dans le monde. Il y a plus de jardins de thé en Chine qu’il n’y a de vins en France : une infinité de thés qui peuvent être blancs, verts, semi-fermentés ou noirs. Précisons, qu’à quelques rares exceptions, les thés de Chine ne supportent ni sucre, ni lait.

    On distingue 8 grandes provinces productrices de thé :
  • Yunnan  : situés au sud ouest du pays, ces thés ont une saveur chaude, rappelant celle de la châtaigne et allient parfum et puissance. Les gens de métier qui y voient une merveille les appellent le Moka du thé.
  • Anhui  : situé en hauteur de Shanghai, c’est l’une des principales régions productrices de thé.
  • Fujian  : au sud-est de la Chine, face à Taiwan, on y cultive surtout les thés de grade Lapsang, fumés au bois d’épicéa qui peuvent accompagner les plats salés et légèrement épicés.
  • Zhejian  : région productrice essentiellement de thés verts.
  • Guangxi :situé au sud, le long de la frontière du Vietnam, on y trouve surtout le thé noir utilisé pour la fabrication des thés parfumés.
  • Hunan, Sichuan et Huber : régions connues pour la fabrication de briques de thé.
  • Guandong  : région productrice de Oolongs et de quelques thés de Chine aromatisés.

L’Inde

L’Inde où les premiers jardins datent du début du 19e siècle est le plus grand producteur au monde, mais pas le premier exportateur (c’est le Kenya). Le secteur du thé en Inde emploie 1,1 million de personnes (dont 50% de femmes) contre 1,7 million dans le secteur des chemins de fer et 200 000 personnes dans les métiers de l’assurance. Trois régions sont particulièrement réputées : Darjeeling , Assam et Nilgiri.

  • Les connaisseurs classent le thé Darjeeling (ville à 2145 mètres d’altitude), à l’arôme et la finesse inégalée, au rang de " Grand Seigneur ". Les exploitations sont situées entre 1 000 et plus de 2 000 mètres au-dessus du niveau de la mer. Ce type de thé, 2 à 3% de la production totale de l’Inde, à l’arôme de muscat, est précieux puisqu’il atteint les plus hauts prix aux enchères et qu’il ne peut être produit dans aucune autre région. On compte 83 jardins. On peut compter parmi les plus réputés : Ambooria, Castleton, Gielle, Jungpana, Margaret’s Hope, Namring, Orange Valley… Leur grande diversité permet en les dégustant de découvrir toute une palette de sensations. Cette diversité est due aux savants mariages entre plants d’Assam et ceux de Chine, au jeu des vents et des pluies, qui change selon l’orientation et l’altitude des versants cultivés et aussi aux nuances de caractère dépendant de la saison de la cueillette
      Les thés Darjeeling peuvent porter les mentions suivantes :
    • • Estate : Cette mention indique la plantation d’où proviennent les feuilles de thé. Comme il y a des châteaux, des crus et des millésimes pour le vin, il y a des jardins pour les Darjeeling.
    • • Vintage : Cette mention indique que les feuilles proviennent de la même récolte et qu’elles n’ont pas été mélangées à d’autres feuilles de thé.
    • • First Flush : Cette mention indique que les feuilles proviennent de la première récolte de la saison. Ce thé donne une infusion très légère et à l’arôme délicat.
    • • Second Flush : Cette mention fait allusion à la deuxième récolte de la saison. Les feuilles de ce thé donnent une infusion plus corsée et complexe que le First Flush.
    • • Autumnal Flush : Cette mention indique simplement que c’est la récolte d’automne qui se fait après la saison des pluies.
      • Assam est la première région théière en Inde. Les arbrisseaux de thé émondés avec soin couvrent 187 000 hectares, donnant l’impression d’une table de billard géante s’étendant à perte de vue. Cette région, qui fournit un tiers des thés indiens, abonde en éléphants sauvages, rhinocéros, cerfs de marais, buffles sauvages et léopards. Le thé de cette région est reconnu pour sa saveur franche, corsée et épicée, pour sa liqueur forte, riche, vivifiante, pleine de saveurs qui supporte volontiers un nuage de lait froid. Parmi ses 2000 jardins, les plus réputés ont pour nom Dikom Gold, Bhooteachang, Hattiali, Napuk, Numalighur, etc. .
        • Les thés Nilgiri sont dans les montagnes du sud de l’Inde, relativement doux et reconnus pour leur saveur veloutée. Ils sont cueillis toute l’année, contrairement aux thés Assam et Darjeeling qui sont saisonniers. La traduction littérale du mot " Nilgiri " signifie les montagnes bleues.

          L’ile de Ceylan

          Les plantations de thé du Sri Lanka datent de la fin du 19e siècle. (La première plantation date de 1839). On les exploite surtout dans les hautes terres situées à 650 mètres au-dessus du niveau de la mer. C’est une des plus importantes cultures commerciales qui compte pour environ 36 % du revenu total des exportations. Derrière l’appellation Thé de Ceylan se cachent en fait 4 régions de production et de nombreux jardins. Ils ont chacun leur caractère propre et leur saveur particulière. Ils ont toutes les raisons de plaire aux Occidentaux, puisque dès l’origine, ils ont été conçus pour eux. Ils ont une liqueur ambrée, une saveur ronde et corsée. C’est pourquoi, ces thés accompagnent volontiers nos petits déjeuners et les pâtisseries de l’après-midi, tout en s’accommodant bien d’un nuage de lait.

            On distingue 4 districts principaux :
          • Dimbula  : le plus important par sa production et son nombre de jardins. Ces thés ont une saveur fine et une couleur dorée.
          • Nuwara Eliya  : offre des thés délicats célèbres pour leur limpidité, leur couleur brillante et leur saveur prononcée.
          • Uva : situé au sud-est des hauts plateaux, ce district produit des thés de très grande qualité, à la saveur très fine.
          • Kandy : très proche du Nuwara Eliya, plus au nord de l’île, le district situé en altitude donne des thés très fins.

          Le Kenya

          Le thé a été introduit au Kenya en 1903 par G.W.L. Caine et l’exploitation commerciale commença au cours des années 1925 -1930. Mais c’est depuis son indépendance en 1963 que le Kenya, jusqu’alors réputé pour son café, s’est lancé résolument dans la culture du thé. Il s’agissait d’abord de satisfaire une forte consommation locale, due naturellement à l’influence britannique. Sa progression spectaculaire, en quantité et en qualité, en a fait pour la première fois en 1996 le premier exportateur mondial. Le Kenya possède à la fois de vastes et de petites exploitations. On distingue deux districts principaux : Kericho et Limuru où les récoltes sont essentiellement axées sur des thés noirs à feuilles brisées.